Superficie : 8 110 m²
Équipe : Guillaume Delepierre, Danaël Veyssier, Ivy Thomson, Sophie Lefebvre, Hélène Assemat, Rémi Blondeau, Gaëlle André, Lucille Alonso, Marie-José Ancel, Hélène Barrand.
Équipe : Guillaume Delepierre, Danaël Veyssier, Ivy Thomson, Sophie Lefebvre, Hélène Assemat, Rémi Blondeau, Gaëlle André, Lucille Alonso, Marie-José Ancel, Hélène Barrand.
L'emprise de la fouille couvre une superficie de près de 8000 m2. Elle a permis la découverte d'un établissement rural dont l'existence est attestée dès l'époque de La Tène moyenne (200 av. J.-C.). Il a
perduré jusqu'à l'aube du IIIe siècle de notre ère. Cette fouille a été l'occasion d'observer la genèse et le
développement d'une ferme indigène puis, avec l'apparition des bâtiments fondés en dur dans le courant de
la seconde moitié du Ier siècle ap. J.-C., d'être témoin très localement du phénomène d'acculturation qui
s'est répandu progressivement dans toute la Gaule après la conquête romaine.
Outre la présence d'un fossé parcellaire préexistant (phase 1), quatre phases concernant l'existence de cette exploitation agricole ont pu être reconnues. La première (phase 2) marque les débuts et le développement de la structuration de l'espace sur l'aire ouverte à la fouille. Elle s'étend chronologiquement de La Tène moyenne jusqu'à La Tène finale (milieu du Ier siècle av. J.-C.). Elle correspond à l'implantation sur le site d'un premier enclos de plan sub-quadrangulaire, inséré au sein d'un réseau parcellaire qui se développe hors des limites de fouilles. Outre les fossés, seules quelques fosses non significatives sont contemporaines de cette phase. Aucun bâtiment associé à cette période n'a été relevé et ce probablement en raison de l'état d'arasement important du site. Lors de la phase suivante (phase 3), toute l'organisation spatiale mise en place au cours de la période précédente est abandonnée au profit de nouveaux aménagements. Cela se traduit concrètement par l'implantation d'un nouvel enclos sub-quadrangulaire au sein duquel la présence de quatre bâtiments sur poteaux a pu être mise en évidence. Cette phase commence au milieu du Ier siècle av. J.-C. pour s'achever au milieu du siècle suivant. À partir de la seconde moitié du Ier siècle de notre ère, la configuration générale de l'exploitation agricole connaît de nouveau une transformation majeure (phase 4). Au moins une partie des bâtiments sur poteaux de la période antérieure est démantelée, cédant la place à des bâtiments sur fondations en calcaire. La présence de quatre d'entre eux est attestée dans l'emprise de fouilles. Trois de ces bâtiments adoptent un plan quadrangulaire. Étant très arasés, seules leurs fondations en craie pilée ont été conservées. Les fondations du quatrième bâtiment ont disparu dans leur quasi-intégralité ; cependant une cave subsiste et témoigne de son existence. L'ensemble de ces constructions s'organise autour d'une cour de plan trapézoïdal. Ces transformations témoignent d'un changement de mode de vie et d'organisation au sein de l'exploitation agricole. Le site est abandonné dans la seconde moitié du IIe siècle ou au tout début du IIIe ap. J.-C. | ![]() ![]() ![]() |


