Superficie : 28 000 et 49 000 m²
Équipe : Raphaël Pouriel, Christine Denimal, Jérôme Chevalier, Florence Demarly, Anthony Gaillard, Pierre Mathelart, Vincent Merkenbreack, Laëtitia Meurisse, Julia Patouret, Jérémie Schleifer, Élisabeth Afonso-Lopes, Cédric André, Pierre-Louis Descamps, Julian Grünberg, Stéphens Tophofen, Florent Tourneau, Sandrine Vistel.
Équipe : Raphaël Pouriel, Christine Denimal, Jérôme Chevalier, Florence Demarly, Anthony Gaillard, Pierre Mathelart, Vincent Merkenbreack, Laëtitia Meurisse, Julia Patouret, Jérémie Schleifer, Élisabeth Afonso-Lopes, Cédric André, Pierre-Louis Descamps, Julian Grünberg, Stéphens Tophofen, Florent Tourneau, Sandrine Vistel.
La création d'un golf associé à un lotissement a motivé la réalisation d'une fouille à l'emplacement d'une villa
détectée lors d'un diagnostic. À ce jour presque 6 ha ont été fouillés et ont livré un nombre conséquent de
structures archéologiques. Les premières traces d'occupation remontent à La Tène ancienne marquée par la
création d'un enclos curviligne associé à un habitat mal conservé. Un puits ayant fourni de nombreuses
planches a permis de donner une datation grâce à l'analyse dendrochronologique : 198 avant J.-C. Pendant
La Tène finale cet enclos s'agrandit et de nouveaux bâtiments sur sablières et poteaux sont construits. Une
transformation importante intervient au tournant de notre ère par la création d'une nouvelle ferme intégrée
à un nouveau système fossoyé. Les bâtiments construits utilisent toujours le système de la sablière basse et
du poteau. À la fin du Ier siècle après J.-C., la ferme s'agrandit de nouveau de manière conséquente. Un
triple fossé délimite le nouvel espace sur une surface d'au moins 7 ha. À l'intérieur de cet espace, une série
de palissades sur poteaux borde des secteurs dont la fonction se spécialise : une zone est réservée à
l'habitation principale et une autre est réservée à l'exploitation agricole. Dans le courant du IIe siècle, les
limites se pétrifient par la réalisation de murs sur fondations calcaires. Le bâtiment principal est
totalement reconstruit sur fondations calcaires et obéit aux normes en vigueur dans le monde antique :
décoration et galerie de façade. Après une réorganisation de l'espace résidentiel, le site semble être
abandonné à la fin du IIe ou au début du IIIe siècle. Après un long hiatus, le site est à nouveau marqué à la
période contemporaine par la création d'un réseau de parcelles fossoyées drainées par de nombreux fossés et
tuyaux de terre cuite.
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