Marquette-lez-Lille - La Becquerelle

Superficie : 30 000 m²

Équipe : Laurent Gubellini, Stéphane Leplus, Vincent Colard, Benoît Lagache, Loïc Guillemaux, Adélaïde Malbranque, Cécilia Vuzzardi, Christelle Costeux, Aude Pinchaux, Jonathan Moquel, Marie Anselmo, Sandrine Vistel, Marianne Escofier, Paul Picavet.
La découverte d'un important gisement sur la commune de Marquette-lez-Lille a motivé une prescription archéologique sur trois hectares. L'opération réalisée en 2008 a montré qu'en dépit d'un contexte marécageux dû à la présence de la rivière toute proche, de nombreux réseaux fossoyés (fossés de drainage ou enclos) s'y sont succédés. Ils attestent d'une dense occupation depuis le tout début de l'Âge du Fer, voire antérieure puisqu'un enclos circulaire de la fin de l'Âge du Bronze est présent sur le site. Il est assez rapidement impacté par un chemin bordé de fossés, puis par de petits enclos, complètement fermés et fonctionnant en batterie, dont la dévolution nous échappe encore. La période laténienne est figurée par un axe de circulation secondaire traversant le terrain de part en part. Une occupation de type « relais routier » à son contact n'est pas
à exclure. Pérennisée durant la période gallo-romaine, cette voie secondaire se voit alors bordée de petites cellules à vocations artisanales et/ou commerciales (petite forge, échoppes). Vers la fin du Ier siècle, quatre puits en bois sont creusés le long de son parcours. Parfaitement conservés et fouillés méthodiquement, ils ont livré de précieux indices sur leur technique de construction et ont donné lieu à des études tracéologiques, xylologiques et dendrochronologiques grâce auxquelles il a été possible de déterminer leur mode de construction précis. La voie et son environnement semblent disparaître à l'aube du IIIe siècle.
Après la découverte du gisement du « Haut Touquet » en 2005, la commune de Marquette-lez-Lille, positionnée à la confluence de la Deûle et de la Marque, se
confirme comme étant un pôle important d'occupation culminant au IIe siècle. Les fouilles de « la Becquerelle » vont dans ce sens et confortent l'idée d'une occupation soutenue, en dépit de la présence d'une rivière non maitrisée et sujette à des débordements hivernaux réguliers.