Marck - "ZAC des Pins dite Transmarck"

Superficie : 30 000 m²

Équipe : Rémi Blondeau, Julien Boisson, Vincent Colard, Julie Delas, Hélène Assémat, Antoine Delauney, Eric Doublet, Benjamin Glasson, Adélaïde Malbranque, Manuel Gomes, Elise Alaoua, Pierre Marchandise, Aude Maroote, Wayne Perkins, Jérémie Schleifer, Sylvain Vaillant, Sandrine Vistel, Florence Demarly, Mélanie Démarest .
Cette opération est située à proximité du Banc de Marck, reconnu pour son potentiel archéologique. La surface prescrite se divise en deux zones distinctes d'environ un hectare chacune, séparées d'une vingtaine de mètres. La fouille s'est déroulée du 15/07/09 au 18/09/09.
Le gisement se situe dans la plaine maritime flamande qui a subi au cours des siècles plusieurs transgressions et régressions marines dites « Dunkerquiennes ». La première a eu lieu au sub-atlantique.
Ce sont les deuxième et troisième transgressions qui nous concernent plus particulièrement. Elles ont eu lieu respectivement aux IVe et VIIe siècles de notre ère et à l'époque médiévale.
Durant l'antiquité, il se dessine un parcellaire quadrangulaire orienté NE-SO qui se développe de part et d'autre d'un axe rectiligne, matérialisé par un fossé traversant les deux zones. Dans l'angle nord-est de la parcelle 1, deux enclos postérieurs présentent une orientation légèrement différente. Ces enclos renferment deux palissades encadrant des structures interprétées comme des puits. Hors de ces enclos, vers le sud, on trouve une zone de foyers et de rejets ayant livré des fragments de plaque de cuisson et un petit édifice sur quatre poteaux porteurs. Après un hiatus de plusieurs siècles se développe un parcellaire médiéval qui traverse le terrain du nord au sud. Il est représenté par de larges fossés parallèles espacés d'une trentaine de mètres, répartis régulièrement sur les deux zones. Quelques traces de fossés, des fosses et des trous de poteaux modernes, mais surtout un important réseau de drains en céramique, viennent fermer l'étendue chronologique de ce site.
Quelques faits marquants, notamment la présence d'un chenal NE-SO et de vastes structures d'exploitation antérieures au IIe s dans les niveaux de tourbe, feront l'objet d'une étude précise. L'étude d'une occupation sous forme structurée, ainsi que la compréhension de son évolution demeurent inédites pour la plaine maritime. Les données issues du corpus céramique (modelée locale et nombreuses importations aux IIe et IIIe s.) ainsi que les autres études permettront d'éclairer la recherche sur le statut socio-économique des populations côtières de la cité des Morins, ouvertes sur le commerce des produits de la mer.