Superficie : 30 000 m²
Équipe : Rémi Blondeau, Samuel Lelarge, Elise Fécamp, Manuel Gomes, Nathalie Gonzalez, Alonso Lucille, Samuel Renard, Ludovic Hericotte, Marion Lahaye, Chloe Malette, Aude Maroote, Jonathan Moquel, Marie Anselmo, Noémie Gryspert, Guillaume Florent, Manuel Gomes.
Équipe : Rémi Blondeau, Samuel Lelarge, Elise Fécamp, Manuel Gomes, Nathalie Gonzalez, Alonso Lucille, Samuel Renard, Ludovic Hericotte, Marion Lahaye, Chloe Malette, Aude Maroote, Jonathan Moquel, Marie Anselmo, Noémie Gryspert, Guillaume Florent, Manuel Gomes.
La construction d'une zone résidentielle sur la commune des Rues des Vignes "Rue du Cimetière-Rue du Stade" a nécessité sur prescription du Service Régional de l'Archéologie, une intervention de diagnostic de 3,8 hectares menée par Denis Gaillard (INRAP) à la fin du printemps 2006. La prescription de la fouille a porté sur près de 3 hectares.
Ce site est situé sur les hauteurs de la commune. Il occupe un promontoire dominant l'Escaut dont l'altitude varie de 102 à 98 m NGF. au confluant de l'Escaut et du Torrent d'Esnes et à proximité d'un diverticule de la voie Cambrai/Vermand. Il s'installe sur la pointe d'un plateau constitué de craie recouverte d'un manteau de limons de 4 à 6 m d'épaisseur ayant subit l'érosion du versant. Il se situe à proximité d'un vaste établissement gallo-romain situé au sud s'apparentant à un complexe cultuel.
Il apparaît que l'implantation des réseaux fossoyés successifs épouse la topographie des lieux. Les différentes zones d'activités occupent le sommet depuis la création du premier enclos quadrangulaire dans la première moitié du Ier s de notre ère et les modifications qui suivront dans la seconde moitié du Ier s jusqu'à la fin du IIe s. de n.e. ![]() Dans le deuxième quart du Ier s. de n.e. l'enclos est remanié avec l'ouverture du flanc ouest. L'aile orientale est prolongée fermant ainsi l'une des entrées de la phase précédente. Un fossé perpendiculaire reprend la division de l'enclos sur la face nord-est et l'entrée y est remaniée face au bâtiment central qui semble alors perdurer. La présence de deux silos sur l'aile nord-ouest laisse supposer que les activités sont rejetées sur les côtés et que la cour soit restée un espace dégagé. à la fin du Ier s. et durant le premier quart du IIe s. de n.e. le site est de nouveau restructuré. Le nouvel espace ainsi défini reste cantonné aux limites du relief du plateau. Il mesure 100 m de large pour une longueur supérieure à 180 m. Un bâtiment de 15 m x 8 m avec cellier quadrangulaire vient s'implanter sur l'aile occidentale de l'enclos et un bâtiment sur solin et poteaux de 10 m de côté s'installe le long du fossé est. Deux autres grands bâtiments sur vide sanitaire (15 m sur 7 m) s'implantent également sur les ailes. L'un des bâtiments situé sur l'aile orientale présente la particularité d'avoir un fond aménagé de calcaire damé et quelques trous de poteau sur sa périphérie. Le second bâtiment situé sur l'aile occidentale comporte une organisation plus spécifique : une subdivision centrale, des banquettes pour soutenir un plancher et au nord de nombreux trous de poteau. L'analyse des sols de ces deux bâtiments révèle des concentrations de phosphates élevées étayant l'hypothèse de bâtiment-étable. Les remaniements semblent correspondre à un développement économique, perceptible au travers des nouveaux bâtiments liés à l'élevage. Durant le deuxième quart du IIe s, l'enclos est recreusé et doublé. Les deux premiers bâtiments sur vide-sanitaire sont abandonnés. Un petit espace de pacage est aménagé côté oriental et un puits est creusé au sud. De nouveaux bâtiments excavés occupent les ailes latér ales. Ils correspondent probablement à des bâtiments de stabulation. Un bâtiment de 10 m de côté sur sablières basses et poteaux se développe également sur l'aile est mais livre peu d'information. Ce dernier est rapidement remanié puis remplacé par un bâtiment de 6,5 m sur 15 m, sur sablières basses, qui vient abriter un dispositif de four culinaire. Ce four est construit sur un piédestal de 1,20 m de diamètre, en blocs calcaire parementés. La sole est en tegulae et la voûte en imbrices. La découverte de nombreux fragments de meules et de milliers de carporestes laisse envisager que l'espace situé à proximité ou à l’intérieur de ce bâtiment soit voué au travail de mouture.
La dernière phase romaine est marquée par l'abandon du système fossoyé, l'implantation d'un bâtiment sur solins en calcaire. Un puits d'extraction de calcaire avec son amas de déchets de taille a permis d'identifier un lieu d'extraction et de production de blocs de calcaire de petite taille. En mi-pente, dans la partie est de l'emprise un fossé orienté nord/sud permet de drainer le terrain. Un chemin orienté est/ouest vient buter contre ce dernier. C'est à la rencontre de ce fossé et du chemin que s'implante un petit cimetière à inhumations composé de cinq sépultures disposées en éventail autour de deux autres sépultures. Une huitième semble isolée plus au nord, alignée sur le fossé. Celle-ci présente la particularité d'avoir un dépôt d'os humains brûlés aux pieds. Le site est fortement perturbé par les batailles menées dans le Cambrésis en novembre 1917. De nombreux impacts d'obus et plusieurs tranchées ont perturbé la lecture du site. La découverte de la dépouille d'un soldat du Commonwealth dans un impact d'obus a permis de restituer le corps aux autorités Britanniques. | ![]() ![]() ![]() ![]() |

Ce dernier est rapidement remanié puis remplacé par un bâtiment de 6,5 m sur 15 m, sur sablières basses, qui vient abriter un dispositif de four culinaire. Ce four est construit sur un piédestal de 1,20 m de diamètre, en blocs calcaire parementés. La sole est en tegulae et la voûte en imbrices. La découverte de nombreux fragments de meules et de milliers de carporestes laisse envisager que l'espace situé à proximité ou à l’intérieur de ce bâtiment soit voué au travail de mouture.



