Superficie : 16 000 m²
Équipe : Hélène Duvivier, Bertrand Perrier, Jérôme Chevalier, Marianne Escoffier, Julian Grünberg, Florent Tourneau, Gwendoline Lunazzi, Fabien Malbranque, Manuel Gomez, Guillaume Florent, Chloé Malette.
Équipe : Hélène Duvivier, Bertrand Perrier, Jérôme Chevalier, Marianne Escoffier, Julian Grünberg, Florent Tourneau, Gwendoline Lunazzi, Fabien Malbranque, Manuel Gomez, Guillaume Florent, Chloé Malette.
Le projet d'extension du centre ville de La Chapelle d'Armentières a donné lieu à un diagnostic réalisé sur
4 ha en 2008 par l'Inrap. Faisant suite à cette opération, une fouille de 1,6 ha, répartie en trois zones, a été
réalisée de juillet à novembre 2009.
![]() Après un hiatus de près de quatre siècles, la parcelle est réoccupée dans sa partie sud-ouest par un parcellaire orthonormé à l'intérieur duquel ont été dégagés un imposant bâtiment sur poteaux doté vraisemblablement d'un étage et deux bâtiments sur sablières basses. À une centaine de mètres vers le sud-est, la zone C, datée de la fin de La Tène finale au début du Ier s., est caractérisée par le présence d'un enclos quadrangulaire, en partie hors emprise, long de 55 m. Deux enclos fossoyés rectangulaires de taille plus réduite (11,5m x 10,80 m et 7m x 7,60 m) s'organisent de part et d'autre de l'enclos initial. Aucun des petits enclos quadrangulaires n'a fourni de structure funéraire. Toutefois, l'enclos externe 3028 a révélé la présence de quatre puissants trous de poteaux internes d'un diamètre moyen de 1 m et 0,80 m de profondeur disposés à 1,80 m ou 2,60 m des angles. La présence de ces enclos soulève de nombreuses questions sur leurs interprétations : bâtiments cultuels, aristocratiques ou enclos funéraires très arasés ? D'autant plus, que le matériel retrouvé dans les fossés quadrangulaires est presque exclusivement composé de vaisselle fine constituée notamment de fragments de vases à piédestal, ce qui contraste avec l'ensemble de la céramique recueillie sur l'ensemble du site pour cette période qui est composée majoritairement de céramique commune. ![]() A 20 m vers l'ouest, la zone B, la plus dense, est occupée dès le début de notre ère par un espace funéraire à l'intérieur duquel s'agencent un enclos quadrangulaire, quelques fosses à rejet de crémation et deux bûchers. Cette occupation est recoupée dès le IIe siècle et jusqu'à la fin du IIIe siècle par une activité artisanale à la fonction non déterminée caractérisée par la présence d'une quinzaine de petits fours quadrangulaires largement rubéfiés et vers l'est par de nombreuses constructions sur poteaux se succédant dans un même espace. Toutes les zones sont largement drainées dès le second Âge du Fer jusqu'aux périodes modernes rendant ce secteur de la vallée de La lys très attractif comme le confirme la densité du site. | ![]() ![]() ![]() |




