Haisnes-Lez-la Bassée

Superficie : 4 750 m²

Équipe : Hélène Assémat, Rémi Blondeau, Gaëlle André, Julie Delas, Antoine Delauney, Benoit Lagache, Samuel Renard, Élodie Lecher, Marie-José Ancel, Hélène Barrant.
Le site de « la Porte des Flandres » a permis de confirmer la continuité d'une occupation de la protohistoire à la période gallo-romaine. Il a en effet livré les vestiges d'une occupation rurale de petite envergure.
Elle est caractérisée par l'implantation d'un réseau fossoyé dès la fin de la période hallstattienne. Une activité agro-pastorale se développe ensuite et évolue tout au long de La Tène. Au 1er siècle de notre ère, bien qu'une grande partie du réseau fossoyé perdure, l'activité mue de manière progressive pour laisser place au IIe siècle à une activité cultuelle, suivie d'un abandon définitif et rapide du site jusqu'à la période contemporaine.
Les premiers signes d'anthropisation résultent de la volonté de l'homme de maîtriser et viabiliser son environnement. Ils apparaissent à la période de transition entre l'Hallstatt récent et La Tène ancienne. Il s'agit de larges fossés drainants et de grandes mares ou collecteurs. Toutes ces structures servent à compenser la nature marécageuse des lieux.
Le réseau fossoyé installé permet de délimiter des espaces de vie dans lesquels viennent s'implanter de petits bâtiments à usage agricole.
Nous assistons au premier siècle de notre ère à une évolution du site qui passe d'une zone d'activité rurale dédiée au stockage à une zone de prairies humides. Cette hypothèse est confirmée par les études malacologiques. Cependant le réseau fossoyé reste encore en activité et de nombreux fossés continuent à être créés jusqu'au début du second siècle.

Parallèlement le nord-ouest de l'emprise voit l'implantation d'un petit espace cultuel « familial », regroupé sur 80 à 100 m². Il s'agit d'un ensemble de crémations en pleine terre, dépourvues de toute dotation et de tout aménagement, à l'exception d'une sépulture avec dépôt en urne et une dotation céramique. Cependant leur état d'arasement et les résultats carpologiques n'excluent pas d'éventuels pillages.
Dans un dernier temps le comblement rapide des structures nous oriente vers un abandon rapide du site. Il peut résulter d'une période plus humide qui pousse l'homme à se déplacer vers des zones moins marécageuses.