Superficie : 25 000 m²
Équipe : Christine Denimal, Agnieszka Wilusz, Nicolas Libert, Wayne Perkins, Elise Stortz, Yannick Vermander.
Équipe : Christine Denimal, Agnieszka Wilusz, Nicolas Libert, Wayne Perkins, Elise Stortz, Yannick Vermander.
Cet habitat rural des Xe-XIe siècles comprend une douzaine de bâtiments de taille variable et
exclusivement sur poteaux établis sans ordre véritable et de façon assez lâche sur l'ensemble de l'emprise. Les bâtiments sont de taille relativement modeste ; les plus grands couvrent une surface de 45 m², les plus petits de 10 m² et aucun ne possède de foyer. Quelques silos en forme de cloche ou encore piriforme se trouvaient dans la proximité des bâtiments tandis que quelques associations de poteaux déterminent des petits greniers surélevés. On note l'absence de fonds de cabanes, pourtant encore fréquents à cette période. L'originalité du site repose sur la présence de trois ensembles de fours au plan subtriangulaire et situés à l'écart des bâtiments ; la voute, sur certains exemplaires était conservée sur une trentaine de centimètres. Ils s'ouvraient sur un cendrier de taille importante et régulièrement curé. L'analyse des graines carbonisées issues des couches charbonneuses permettra de préciser la fonction de ces fours (séchoirs ?). L'un de ces ensembles était couvert d'une structure légère sur poteaux. Enfin, trois puits cuvelés se présentaient sous la forme d'une large cuvette profonde de 3 à 4 m au centre de laquelle a été réalisé un cuvelage en bois, de plan carré avant de remblayer son pourtour. Cette agglomération a conservé dans sa dénomination son appartenance au pagus Carabantensis du Diocèse de Tournai. En outre, en 962, le comte Arnould le Vieux fait don de l'église, des serfs et des biens à l'Abbaye de Saint-Pierre du Mont Blandin de Gand. ![]() | ![]() ![]() |


