Cambrai - Le nouveau monde

Superficie : 2 500 m²

RAPPORT DISPONIBLE AU SRA

Équipe : Hélène Assémat, Marie-José Ancel, Hélène Barrant, Stéphane Leplus, Gaëlle Nowik, Julie Delas, Benoit Lagache, Samuel Renard, Mélanie Démarest.
La nécropole du « Nouveau Monde » a livré au total vingt et un faits funéraires dont dix-neuf crémations.
Cet ensemble mortuaire est complété par cinq fossés et quatre fosses. Quatre phases ont pu être discernées soit de La Tène finale à la fin de l'époque flavienne.

La période gauloise est illustrée par les phases I et II. La première rassemble deux groupes de tombes : l'un dans la partie sud-ouest du terrain et l'autre au sud-est. Elles présentent des creusements rectangulaires, très marqués, témoins d'aménagements soignés des parois. Elles se caractérisent par des dotations métalliques quasi systématiques et par la présence de bols côtoyant des pots piriformes au sein des sépultures. La dominance des bols – morphologiquement très variés - est d'ailleurs une des caractéristiques de cette phase.
Les amas osseux sont quant à eux exclusivement en pleine terre.
La phase II correspond à l'installation de tombes dans la partie centrale du terrain. Leurs creusements sont très peu visibles en surface, ce qui est typique des structures ayant des aménagements de parois plus sommaires et étant comblées plus rapidement. L'amas osseux est toujours exclusivement en pleine terre, mais l'emploi d'un contenant périssable semble se généraliser. L'organisation des dotations est encore aérée, elles sont constituées de céramiques et d'objets métalliques. Elles restent encore très proches de celles de la phase précédente même si on note l'arrivée de céramiques tournées.
La phase III constitue la première période de l'occupation gallo-romaine à proprement parler. On ne note pourtant aucune rupture. Les sépultures qui illustrent cette occupation sont disposées en périphérie orientale de la zone délimitée par les tombes gauloises qui semblent encore visibles dans le paysage. Les creusements des fosses sépulcrales deviennent invisibles, les dotations au sein de la tombe se regroupent. Les offrandes métalliques prennent exclusivement la forme de fibules. Quant à la céramique, elle devient majoritairement tournée, la vaisselle de table étant – sauf une exception – issue du répertoire gallo-belge.
L'apparition des urnes cinéraires au sein du rituel d'enfouissement est une des caractéristiques de cette phase.
La phase IV est représentée par le plus grand nombre de sépultures. Elles se retrouvent toutes alignées selon un axe nord-est / sud-ouest situé à la limite orientale de la zone définie par les sépultures plus anciennes. Il s'agit exclusivement de tombes en urne, dont l'organisation interne est très resserrée. Les dotations apparaissent à première vue moins « riches », mais sont beaucoup plus standardisées.