Superficie : 22 150 m²
Équipe : Laetitia Meurisse, Stéphane Leplus, Jérôme Chevalier, Sarah Colpaert, Florence Demarly, Sandrine Vistel, Elise Stortz, Laurent Guilluy, Nicolas Libert, Lucille Alonso.
Équipe : Laetitia Meurisse, Stéphane Leplus, Jérôme Chevalier, Sarah Colpaert, Florence Demarly, Sandrine Vistel, Elise Stortz, Laurent Guilluy, Nicolas Libert, Lucille Alonso.
Situé sur une plaine sablonneuse dans une région de marais, le site mis au jour sur le Parc d'activités de Sars et Rosières (Extension Tr. I) complète notre connaissance des occupations rurales dans la vallée de la Scarpe durant le Haut-Empire. Cette occupation, peu étendue dans le temps (50-120 ap. J.-C.), a révélé un réseau fossoyé orthogonal orienté NO-SE et NE-SO, délimitant un à deux enclos selon les périodes, ainsi que deux espaces attenants. Trois phases ont pu être distinguées pour l'époque gallo-romaine, chacune étant caractérisée par l'aménagement de nouveaux fossés de séparation et - pour la deuxième phase - l'élargissement conséquent des fossés NO-SE délimitant l'enclos central. Les vestiges de sept bâtiments sur poteaux ont été mis au jour, six s'inscrivant dans la partie sud de l'enclos central qui concentre la plupart des structures du site (puits, fosses, cellier, palissades...) et représente le « coeur de l'occupation». Deux d'entre-eux présentent des plans atypiques pour la région. En effet, un bâtiment rectangulaire à une nef (14x6m), avec une cloison de séparation, s'apparente à d'autres du même type mis au jour notamment en Flandre orientale (Zele). Un autre, remarquable de par son envergure (17x8m), affiche un plan rectangulaire à une nef, composé de poteaux particulièrement massifs qui laissent supposer un étage. Trois côtés sont doublés d'un alignement de poteaux plus petits qui constitue probablement les traces d'un appentis. Ces bâtiments ont pu avoir un usage mixte (habitat/stockage/étable). Le mobilier, relativement rare et généralement endommagé par l'action d'un substrat acide, a permis d'entrevoir une certaine variété du matériel céramique, ainsi qu'une éventuelle activité de mouture. Les études paléo-environnementales témoignent d'ailleurs de cultures céréalières (blé, épeautre), qui pouvaient être pratiquées, pour le moins, dans les enclos orientaux et occidentaux.![]() | ![]() ![]() ![]() |
sur poteaux ont été mis au jour, six s'inscrivant dans la partie sud de l'enclos central qui concentre la plupart des structures du site (puits, fosses, cellier, palissades...) et représente le « coeur de l'occupation». Deux d'entre-eux présentent des plans atypiques pour la région. En effet, un bâtiment rectangulaire à une nef (14x6m), avec une cloison de séparation, s'apparente à d'autres du même type mis au jour notamment en Flandre orientale (Zele). Un autre, remarquable de par son envergure (17x8m), affiche un plan rectangulaire à une nef, composé de poteaux particulièrement massifs qui laissent supposer un étage. Trois côtés sont doublés d'un alignement de poteaux plus petits qui constitue probablement les traces d'un appentis. Ces bâtiments ont pu avoir un usage mixte (habitat/stockage/étable). Le mobilier, relativement rare et généralement endommagé par l'action d'un substrat acide, a permis d'entrevoir une certaine variété du matériel céramique, ainsi qu'une éventuelle activité de mouture. Les études paléo-environnementales témoignent d'ailleurs de cultures céréalières (blé, épeautre), qui pouvaient être pratiquées, pour le moins, dans les enclos orientaux et occidentaux.


